ECOLE DE SAGE-FEMME DE METZ
Deuxième année de DEUXIEME PHASE

19 Janvier 2006

EVALUATION THEORIQUE NORMATIVE 
Groupe 1 Unité 4
Epreuve de SHS

Durée : 2 heures
Notation : /20 points

Question 1 : (8 points)
La schizophrénie : clinique et alternatives thérapeutiques.

Question 2 : (12 points)
1er extrait :
Mais la raison principale qui motiva la décision de Freud d'abandonner l'hypnose se
trouve dans les explications précises qu'il donne en 1904 : « Le plus grand contraste existe entre
la technique psychanalytique et le procédé hypnotique par suggestion, le même contraste que
celui formulé par Léonard de Vinci relativement aux Beaux-Arts... La peinture, dit-il, travaille
"per via di porre", c'est-à-dire qu'elle applique une substance - des parcelles de couleur - sur
une toile blanche. La sculpture, elle, procède "per via di levare", en enlevant à la pierre brute
tout ce qui recouvre la surface de la statue qu'elle contient. La technique par suggestion
procède de même, "per via di porre", sans se préoccuper de l'origine, de la force et la
signification des symptômes morbides. Au lieu de cela, elle leur applique quelque chose, la sug-
gestion, et attend de ce procédé qu'il soit assez puissant pour entraver les manifestations patho-
gènes. De son côté, la méthode psychanalytique ne cherche ni à ajouter ni à introduire un élé-
ment nouveau, mais, au contraire, à enlever, à extirper quelque chose; pour ce faire, elle se
préoccupe de la genèse des symptômes morbides et des liens de l'idée pathogène qu'elle veut
supprimer. C'est en utilisant ce mode d'investigation que la thérapie psychanalytique
a si notablement accru nos connaissances. J'ai très vite renoncé à la technique par suggestion
et, avec elle, à l'hypnose, parce que je désespérais de rendre les effets de la suggestion assez
efficaces et assez durables pour amener une gucrison définitive. Dans tous les cas graves, j'ai
vu la suggestion qu'on leur appliquait être réduite à zéro et le même trouble, ou quelque
autre, ressurgir. En outre, j'ai un autre reproche encore à formuler à l'encontre de cette
méthode, c'est qu'elle nous interdit toute prise de connaissance du jeu des forces psychiques.
Elle ne nous permet pas, par exemple, de reconnaître la résistance qui fait que le malade
s'accroche à sa maladie, et lutte contre son rétablissement, alors même que c'est ce phénomène
de la résistance qui, seul, nous permet de comprendre le comportement du patient. »

2ème extrait :
Certes, la rupture que la psychanalyse a opérée avec l'hypnose fut salutaire et une résur-
gence de cette pratique oubliée n'aurait pas le moindre intérêt thérapeutique. Mais est-ce là
une raison suffisante pour totit ignorer de cette histoire et de cette pratique, qui appartiennent
de fait à la généalogie de la psychanalyse ? « II faut rester reconnaissant envers la vieille tech-
nique hypnotique, écrivait Freud, de nous avoir fait connaître certains processus de la psychana-
lyse sous une forme schématisée et isolée. C'est cela seulement qui nous a donné le courage de
créer nous-rnême, au cours de la cure analytique, des situations complexes et de les conser-
ver transparentes . »
Et que dire également de toutes ces questions que posait Freud ? Comment l'hypnose est-elle
provoquée ? Quels rapports entretient-elle avec le sommeil ? A quoi tient le choix énigmatique
des personnes capables de l'induire dans certains cas et non dans d'autres ? Comment
s'explique la résistance dont se montre capable la conscience morale de l'hypnotisé, alors même
que celui-ci semble faire preuve d'une absolue malléabilité suggestive ?

A la lecture de ces 2 extraits de l'introduction de l'ouvrage de
Gérard Miller, psychanalyste, intitulé « L'hypnose », évoquez
la place de la sussestion dam votre pratique quotidienne de
sage-femme.
Retour à la liste d'annales