L'Association Ma Matrone Bien Aimée

L'association des Etudiants Sages-Femmes de Metz

 
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Mobilisation du 23 novembre 2006
- Nancy (Pôle Grand Est) -


7 photos


Environ 300 ESF de METZ, DIJON, BESANCON, STRASBOURG, DIJON et NANCY
Bouchons : 10 trams bloqués devant, 10 trams derrière, bouchons jusqu'au parc des exposition.
Plus de 5000 tracts distribués, + préservatifs (merci la MGEL et AIDE)
Rdv à la DDRASS :
Une délégation a été reçue. Nos revendications ont été rappelées et la DDRASS va envoyer un courrier à Xavier Bertrand.
Couverture médiatique :
- M6 Nancy (voir ci dessous)
- France 3, local & régional  (voir ci dessous)
- RTL
- Europe2
- NRJ
- France bleue
- Fréquence fac
- Est républicain  (voir ci-dessous)
- Républicain lorrain  (voir ci dessous)

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Article du 
 Réforme des études de sages-femmes: accouchement difficile  

Les élèves sages-femmes sont encore descendus dans la rue hier à Nancy. Les promesses des ministres de tutelle ne sont toujours concrétisées. La mobilisation demeure.

Et oui "les cigognes ne sont pas des pigeons!>, comme le clament des pancartes vues dans la manifestation des élèves sages-femmes. Hier à Vandoeuvre, lieu de rendez-vous des élèves sages-femmes de Nancy, Metz, Dijon, Strasbourg et Besançon, près de 300 étudiant(e)s ont une nouvelle fois battu le pavé pour défendre leurs études et leur diplôme. Ils sont partis de Vandoeuvre vers 13 heures pour rallier la place Stanislas trois heures plus tard en empruntant la voie du tram. Le cortège aux couleurs des blouses blanches et manches courtes bordées de rose n'a pas arrêté de chahuter leurs ministres de tutelle. "Sages-femmes au rabais, périnatalité en danger> ou encore "si le LMD nous tue, comment naîtras-tu ?> et plus impertinent "Bertrand si tu savais ta licence où on se la met".

Revoir à la hausse

Depuis la rentrée, sous l'impulsion de l'association nationale des étudiants sages-femmes, Anesf, les étudiants sont dans la rue. Leur but est clair, l'intégration dans la filière universitaire. Après une forte mobilisation, près de 3 000 futur(e)s sages-femmes dans les rues de Paris en octobre dernier, rien n'a bougé. Ou presque. Avec un niveau bac plus cinq les élèves se battent pour la reconnaissance de leur diplôme. Ce qui leur permettrait ensuite d'emprunter des passerelles pour se diriger vers la recherche ou d'autres formations. "En France 80% des suivis de grossesses et des accouchements sont faits par des sages-femmes. Nous avons le droit de prescription et de réaliser des échographies", rappelle Laure Abensur, une élève sage-femme chargée de la communication pour l'Anesf Nancy. "Après une année de médecine nous suivons ensuite quatre ans dans une école avec des cours et des stages comme les internes", poursuit-elle. "Le travail d'une sage-femme va de la déclaration de la grossesse à la consultation postnatale. Si ce métier doit évoluer, il faut le revoir à la hausse, c'est une question de sécurité", martèle-t-elle.


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Article de 

Les étudiantes sages-femmes en colère

Elles ont défilé dans les rues de Nancy pour protester contre le manque de considération manifesté par l'Etat à leur égard.
NANCY. - Les étudiantes sages-femmes ont décrété la mobilisation générale. Hier après-midi, 350 filles et quelques garçons ont manifesté dans les rues de Nancy. Ils venaient des écoles de Metz, Dijon, Besançon, Strasbourg et Nancy.

Vêtus pour la plupart d'une blouse blanche et arborant le parfait attirail lié à leur métier, les étudiants ont clamé haut et fort leur souhait de voir leur diplôme et leur profession davantage reconnus. « Nous faisons cinq ans d'études. Seuls trois sont reconnus et deux payés, s'emporte Laure, un des leaders du mouvement en quatrième année. Nous voulons être pleinement reconnus et obtenir un diplôme universitaire Master 2 en plus de celui délivré par l'Etat. »

La manif d'hier était le quatrième mouvement d'humeur en l'espace de huit semaines après ceux de Paris et Nancy déjà, le dernier datant du 5 octobre.

« Protégez-vous ! »

Le cortège a défilé au son de : « Si le LMD (Licence Master Doctorat) nous tue, comment naîtras-tu ? », affiché aussi sur plusieurs banderoles. Et au rythme de : « Vu ce que le Gouvernement fait de nous, protégez-vous ! » En guise de symbole, les étudiants sages-femmes ont distribué aux passants des préservatifs ainsi que des tracts.

La « marche blanche » est partie à 13 h du Vélodrome et a emprunté les artères du centre-ville. A 15 h, les blouses blanches ont improvisé un bruyant sit-in à l'intersection de l'avenue Foch et de la rue Mazagran. Elles ont ensuite repris leur marche en avant vers la Direction régionale des affaires sanitaires (DRAS) avant de rallier la place Stanislas où le cortège s'est disloqué dans le calme et la bonne humeur.

Les étudiantes sages-femmes continueront à exprimer leur colère jusqu'à ce que leur statut évolue. Elles n'excluent pas d'autres manifestations dans les semaines à venir.

Julien DELATTRE