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Mobilisation du 05 octobre 2006


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Journal Républicain Lorrain du 06/10/06
Page "Metz"


Journal Républicain Lorrain du 06/10/06
Page "Région"



AFP Jeudi 05 octobre 2006, 18h43

France: les étudiants sages-femmes manifestent, en blouse rose et avec bébés en plastique
A Paris, environ 400 étudiants sages-femmes franciliens se sont retrouvés devant le ministère de l'Education, derrière des pancartes affirmant "Cigogne oui, pigeon non"Les étudiants, essentiellement des filles, ont simulé l'accouchement d'un bébé prénommé "Master 2", séparé d'un immense placenta en tissu par deux paires de ciseaux représentant le ministère de la Santé et celui de l'Education nationale, leurs deux tutelles.
Actuellement, 3.800 étudiants sages-femmes étudient dans 35 écoles publiques sous convention avec les universités, selon l'Anesf.

Les manifestants ont rappelé que toutes les sages-femmes passent par une première année de médecine et, en l'absence de statut étudiant, n'ont pas droit aux aides sociales du Crous ni aux aides complémentaires, comme le fonds de solidarité universitaire.
A Lille, 150 étudiants sages-femmes ont brièvement occupé les voies SNCF à la gare de Lille-Flandre, entraînant la fermeture temporaire de la gare.
Près d'Amiens (Somme) quelque 80 étudiants ont organisé une opération "péage gratuit" sur l'autoroute A29 Amiens - Saint-Quentin, selon la gendarmerie.
Egalement vêtues de blouses blanches ou roses, une soixantaine d'étudiants sages-femmes de l'école de 
Strasbourg ont aussi manifesté place Kléber, tentant à deux reprises d'interrompre le tramway en se rassemblant sur les rails, avant d'être dispersés par la police.
A Montpellier, entre 200 et 250 blouses blanches, venues des écoles de Nîmes et Montpellier, ont formé une ronde sur la place centrale.
Ils portaient des banderoles ou des pancartes affirmant: "notre inquiétude, la dévalorisation de nos études" ou "pour sauver notre profession, agissons".
"On est partis pour des mois de mobilisation, on a une détermination sans faille, nous voulons que les élus locaux s'impliquent et nous appuient", a indiqué la sage-femme Christophe Divincenzo, de l'Anesf.
"Nos compétences évoluent, on pratique des échographies, des épisiotomies, on prend de plus en plus de décisions, mais
notre statut n'évolue pas", a expliqué à Paris Anaïs Bouillet, de l'école de Poissy (Yvelines).